20 juillet 2009
Une plaque de verre se détache de la façade de la Maison de la Culture
Une des immenses plaques tintées de bleu s’est en effet détachée il y a quelques jours de la façade principale de la « MACU » à Amiens, comme l’appellent encore bon nombre d'entre nous. En se décrochant, elle n’a blessé personne, mais cela aurait pu.
Un périmètre de sécurité a tout de suite été mis en place, via barrières et rubans en plastiques à la « do not trepass – crime scène ».
Et plus insolite, un tunnel d’échafaudages a été installé à l’entrée du bâtiment pour en sécuriser l’entrée. Histoire que le ciel ne nous tombe pas une seconde fois sur la tête, par Toutatis.
De ce fait, la Maison de la Culture d' Amiens s’en trouve enlaidie, et les souhaits de modernisation de la place, voulus par son directeur, Gilbert Fillinger, s’en voient d’autant plus reculés.
Il est vrai que cet édifice, qui propose à mon sens depuis l’arrivée de son nouveau directeur une programmation très intéressante, n’est pas mis en valeur. La façade a du potentiel depuis qu’elle a justement été recouverte de ces plaques de verre, mais j’ai toujours été étonnée que nulle part ne soit inscrit « Maison de la Culture d’Amiens ». Comme pour le Port-salut en fait…
Il serait aussi bien vu que le soir et la nuit, un éclairage « culturel » apparaisse. Ce fut le cas il y a quelques années, mais pendant seulement quelques semaines : dès le soleil couché, un projecteur placé derrière une fenêtre d’un bâtiment de l’autre côté de la place envoyait sur la façade des mots, des vers, des phrases. Les badots s’arrêtaient, regardaient, lisaient, réfléchissaient. Ces quelques jeux de lumières, basiques, donnaient à la Maison une vie nocturne.
J’aimerais que ce type d’éclairage réapparaisse. Ici, et ailleurs à Amiens.
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15 juillet 2009
Se faire livrer ses courses à Amiens, mythe ou réalité ?
La corvée hebdomadaire des courses en hypermarché à Amiens... Qui n'y a jamais goûté ?
Une amie parisienne que j'avais au téléphone il y a quelques semaines me dit " Ah, voilà le livreur de Franprix, je te rappelle dans 5 minutes si ça ne te dérange pas".
Ce qui m'a le plus dérangé à vrai dire, c'est que cette livraison m'était jusqu'alors imposible à Amiens. J'avais bien fureté sur les sites d'Auchan drive, de Leclerc, de Carrefour... rien pour Amiens... "zone non desservie". Ou parfois par les corbeaux.
Impossible donc pour les amiénois de faire ses courses depuis son ordinateur, de payer, de cliquer, et d'attendre la livraison le lendemain.
J'ai testé (pour mon propre confort et) pour ce blog une alternative, les courses en magasin (Carrefour Market aux Halles), avec livraison à domicile. J'ai fait mon tour rapide dans le magasin, j'ai empilé les packs d'eau, de lait et plein d'autres produits bien lourds, cela m'a pris 15 minutes ; je suis passé en caisse, ou plutôt à LA caisse (car oui, nous autres "livrés" avons notre propre caisse avec hôtesse charmante et souriante). J'ai déballé la marchandise sur le tapis, et là, plus rien à faire ! Le rêve. A Amiens.
Juste un coupon de livraison à remplir et une autre charmante jeune femme réceptionne mes tonnes d'eau et de lait à l'autre bout du tapis, les enfourne dans des énormes caisses en plastique. J'ai voulu prêter main forte à la diligeante, mais elle m'a remercié de son plus beau sourire et dit que ce n'était pas à moi de le faire. Je n'ai pas voulu l'offenser et l'ai (volontiers ?) laissé opérer.
J'ai sorti ma carte bleu, j'ai payé, et je suis parti aussi peu chargé que je n'étais arrivé.
Trois heures plus tard, mon interphone sonne. Le livreur (voix bien masculine). Après la première déception de ne pas voir arriver la charmante de ce matin, je lui ouvre (quand même). Je l'entends en bas charger les caisses dans l'ascenseur, je l'entends monter, et je l'accueille de mon plus beau sourire (cette compétence n'étant pas réservée qu'aux caissières). Je le remercie, signe le bon de livraison, lui tend un généreux pourboire (se faire livrer, ça n'a pas de prix, pour le reste, il y a EurocardMastercard), et lui dit merci et aurevoir.
Mais le brave homme me dit que la prestation comprend la livraison jusque dans la cuisine. Très à cheval sur les principes, et soucieux du travail bien fait, mon livreur fait ses aller retour jusqu'à la cuisine pour y déposer les gigantesques sacs en plastique solide, me demande de vérifier le contenu. "Je vous fais entièrement confiance" lui dis-je (on a la classe ou on ne l'a pas).
Il me remercie et me souhaite une bonne journée. Je range tout dans le réfrigérateur.
Mes courses sont finies. Elles m'ont pris 15 minutes en magasin + 5 minutes de rangement, contre 45 minutes minimum dans l'immensité d'Auchan (où les allers retour de 7 kilometres entre deux rayons pour une boîte de petits pois carottes oubliée sont frequents) + 2 fois 10 minutes de trajet depuis le centre-ville d' Amiens + 10 minutes de la caisse à la voiture pour charger dans le coffre + la scéance coffre/ascenseur/frigidaire de 10 minutes = 1h25.
Alors merci qui ? Merci Carrefour Market
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29 février 2008
J'ai testé le Vélam
Le Vélam est arrivé à Amiens, vive le Vélam. C'est ce qu'on entend dans certains bars amiénois, en tendant une oreille indiscrète dans une file d'attente, en parlant avec sa coiffeuse, et plus généralement dans toute discussion digne de ce nom avec des amis dignes de ce nom.
Le Vélam, c'est l'arme secrète de Gilles de Robien, mon maire. Et accessoirement notre ancien ministre des transports. Vous suivez ?...
Le jour où j'ai appris l'arrivée prochaine du Vélam à Amiens il y a deux mois, je m'en suis réjoui. Vous imaginez ! Faire partie du club des villes privées disposant de la petite reine en libre service. La classe ! Amiens avait sa ficelle picarde (spécialité gastronomique régionale dont je ne manquerai pas de vous parler), elle a désormais son Vélib (car oui, l'Amiénois n'est pas encore habitué à son nouveau symbole et il est fréquent d'entendre un malencontreux "j'vais m'prendre un Vélib pour rentrer ché mi" ; mais ce n'est qu'une question de mois).
Alors le Vélam, comment ça marche ? Et bien, comme à Paris. Et pour les plus curieux d'entre vous, je vous invite à visiter le site officiel.
Le Vélam, contrairement au Vélib, est vert. Et ça, c'est bien. Un Vélam gris, c'eut été comme une journée sans soleil, comme une promenade sans chien, comme un sourire sans dent, comme un dîner sans bon vin.
Le vélam est gratuit si vous pédalez vite. Les plus lents à qu'il faudrait plus d'une demie heure pour atteindre leur objectif se voient facturés de la modique somme de 50 centimes. On s'en remet généralement assez bien.
J'ai testé le Vélam hier. Pour voir. Pour le blog. Pour savoir si j'allais m'abonner. Muni de ma carte bleue, je suis allé à la borne la plus proche, j'ai composé mon code, j'ai reçu un ticket imprimé avec un code que j'ai immédiatement saisi sur le clavier. S'afficha alors "Choisissez votre Vélam". Quelle classe ! Non seulement ce n'est pas cher, mais en plus le client à le choix.
Je jetai alors un coup d'oeil de côté pour parcourir du regard les 14 Vélam alignés en rang d'oignon. C'est là que les problèmes ont commencé...
Comment vous expliquer... Il n'y a rien qui ressemble plus à un Vélam qu'un autre Vélam... Ils ont tous deux roues, une selle, un guidon, deux pédales, la même couleur, le même garde-boue, un feu avant et un feu arrière... ce sont des vélos quoi....
Comment faire mon choix ? Oh Corneille, aide moi !
J'ai alors remarqué que ce qui les distinguait en premier chef était la hauteur de la selle. Bien que modifiable à souhait, certains semblaient déjà faits pour moi. Voilà un bon départ ! Sur les 14, je me retrouvais désormais confronté à un choix réduit à 8.
Et maintenant ?
Je décidais de procéder à un contrôle plus approfondi des bêtes. Pour ce faire, je pris la précaution de retirer ma carte bleue de la borne... Je zigzaguais de Vélam à Vélam, scrutant le moindre défaut potentiel : garde-boue qui frôle la roue, reste 7 ; feu arrière faiblard, reste 6 ; sonnette infiniment dévissée sur deux d'entre eux : reste 4 ; roue avant très légèrement sous-gonflée, reste 3 ; petit éclat de peinture sur la fourche, reste 2.
Et maintenant ?
J'avais beau étudier sous les moindres coutures les deux finalistes, rien ne les départageait. Absolument rien. Deux Vélam parfaits. Bien sous tout rapport. Comme on aimerait en voir à toutes le bornes. Des Vélam à faire palîr de jalousie les Vélib du XVIème arrondissement de Paris.
Pourquoi en choisir un plutôt que l'autre ? Pourquoi celui-ci plutôt que celui-là ?
Une ravissante étudiante s'est alors approchée de la borne. Je la regardais pianoter avec allégresse sur le clavier, son sac à main maintenu par sa lanière au creux du bras. Elle semblait maîtriser parfaitement l'exercice. Jusqu'au moment où je la vis faire ce que je fis quelques minutes plus tôt: regarder sur le côté pour faire son choix. Je vis alors sur son visage le doute, l'interrogation, le questionnement. Je me senti tout de suite moins seul, comme en communion avec cette demoiselle qui rencontrait le même problème que moi. Son regard parcourait les Vélam les uns après les autres, de loin, et finit par croiser le mien. Nous nous sourîmes.
J'osais alors un
- Vous ne savez pas lequel choisir ?" auquel elle répondit un charmant et lumineux
- Et bien non...
- Il y a ces deux là qui sont très bien.
- Ah bon ?
- Oui, j'allais en prendre un, mais allez-y.
- Ah ? Je vous ai donc doublé ?
- Mais non, pensez-vous. Je vous en prie, allez-y, prenez un de ces deux là.
La jeune femme retournait à la borne et fit son choix (comment ? ). Elle s'empara alors de son vélo, l'enfourcha et me salua en partant.
J'avais ainsi réussi à faire (faire..) mon choix. Et je pouvais enfin prendre mon premier Vélam.
Je n'avais nul part à aller, juste un tour à faire pour essayer. Et je fus conquis. Le Vélam est solide et léger. Le Vélam ne fait aucun bruit curieux. Le Vélam est maniable. Le Vélam est assez confortable. Le Vélam a même deux vitesses. Et cerise sur le gâteau, le Vélam s'accroche très facilement à une borne au moment de le rendre.
Je voulais que vous le sachiez.
Crédit photos : Renaud DESCHAMPS
14:27 Publié dans Evénement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : vélam, amiens


