24 août 2009
Café corsé
Amiens, c'est aussi la gare du Nord à Paris. C'est par là que tout commence pour tout amiénois en goguette ou en déplacement professionnel dans la capitale.
Hier soir, à Paris, il me restait 30 minutes avant le départ de mon train pour rejoindre notre belle contrée. J'étais accompagné par un couple d'amis avec qui j'avais passé l'après-midi.
Toutes les tables en terrasse des bars et cafés devant la Gare du Nord étaient scandaleusement assaillis et occupés. Nous finimes par trouver un guerridon en faux fer forgé disponible au "Café du Nord". A peine installés, un loufia en tablier blanc vint prendre notre commande.
Ce sera deux bière à 5,20€ pour mes deux amis alcooliques et un café à 2,20€ pour moi.
Mais voilà que le grand échalat me regarde et me dit :
- Nous ne servons que des cafés double à cette heure de la journée" (il était 16h20).
- Pardon ?, repondis-je d'un air interloqué
- Nous ne servons que des grands cafés à cette heure-là. répéta-t-il d'un air exaspéré par le temps que je lui faisais perdre en lui demandant de réitérer l'affreuse réponse.
- Et bien vous prenez un grand café et vous divisez la quantité par deux dans une plus petite tasse, ça fera un café normal. Qui peut le plus peut le moins.
- Je ne vous servirai pas de café normal à cette heure.
- Ah bon ? dis-je en passant en mode méchant-pas-content-qui-se-retient-pour-pas-cogner. Vous me servez mon petit café ou j'appelle la DGCCRF ? Comme vous voulez.
-Faites ce que vous voulez, mais je répète que je n'ai que des cafés double à cette heure.
Je sors mon iphone, je lance mon application "Pages Jaunes", et un de mes deux acolytes alcooliques me dit qu'il a soif, qu'on s'en va, qu'on "va filer notre fric à quelqu'un d'autre qu'à ce cornard", que c'est un con.
Nous nos levons, l'échalas s'en fout comme de l'an 40 (1840 hein, car 1940, y pas mal eu affaire). Il gagnera autant à la fin du mois et il savait qu'il n'aurait pas eu de pourliche de notre part.
En partant, je lui dis que je ne laisserai pas tomber, que j'informerai la DGCCRF.
Ce matin, j'ai donc appelé la DGCCRF, je suis tombé sur une personne charmante, qui a écouté mon histoire, qui a pris note (j'ai entendu le crayon HB12 gratter le papier) et qui m'a assuré qu'ils feraient une descente "verification sur place" dans la semaine. Que je serais susceptible d'être recontacté par leurs services.
J'ai été profondément en colère lors de cet événement. Si je n'avais pas été accompagné, j'aurais fait le siège de la terrasse jusqu'à avoir mon café, en hélant un gardien de la paix en patrouille, etc. Je ne l'ai pas fait car je n'étais pas seul, car je n'avais pas vu mes amis depuis longtemps et que nous avions plein de choses à nous raconter.
Mais comment peut-on s'étonner ensuite que les touristes en visite à Paris nous trouvent si peu accueillants ? Comment ne pas les laisser, à cause d'un loufiat mal peigné, sur une image négative de Paris et plus globalement de la France ?
Pour me consoler, je retourne des demain dans mon QG à Amiens, Les Gambadins.
En plus, ils ont installé une piscine. La classe ce café quand même.
Le raffinement amiénois dans toute sa grandeur.
18:23 Publié dans Lieux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23 août 2009
Là-haut
Elles étaient là, tôt ce matin, presque immobiles dans le ciel amiénois. ll était 7h05, j'ouvrais les fenêtres et je les trouvais devant moi, inattendues, cadeau matinal offert à Amiens. Et par la même au blog.
Bien plus magique qu'un certain film de Disney et Pixar
qui m'a laissé avant-hier sur ma faim :
08:19 Publié dans Evénement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 août 2009
Pause estivale
Le blog www.amiens-blog.com prend des vacnces.
Je pars quelques jours faire des chateaux de sable. Profitez-en pour laisser des commentaires sur les anciens articles.
A bientôt à Amiens, tout bronzé.
13:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 août 2009
Les coulisses du Courrier Picard
Il est le journal que le tout Amiens connaît, une institution à lui seul. Créé en 1944, il fut le fruit d'un rapprochement entre un journal de gauche et d'un journal catholique. Il tire aujourd'hui à près de 70.000 exemplaires et arrose les 3 départements de la région. Son chiffre d'affaire est de 30 millions d'euros. Racheté il y a quelques jours par le groupe La Voix du Nord, il est ainsi sorti de son statut de SCOOP (Société Coopérative Ouvrière de Production), dont il était le dernier détenteur français dans le monde de l'édition.
Mais qui est-il ? Comment fonctionne-t-il ? Comment y travaille-t-on ?
Le Courrier Picard, ce sont 201 salariés, dont 95 journalistes. Ces derniers sont basés à Amiens, mais aussi et surtout dans des rédactions délocalisées, au plus près du terrain.
Les locaux ont été récemment rénovés (j'ai eu l'occasion de les visiter lors des dernières journées du patrimoine).
Jacques Hardouin, le directeur de la Voix du Nord, s'est réjouit " que ces décisions aient été prises par une très grande majorité des salariés, montrant ainsi leur envie d'écrire une nouvelle page de l'histoire du Courrier Picard au sein du groupe nordiste (..)". Cette absorption va se traduire dans les six mois à venir par une delocalisation de l'impression du journal qui se faisait avant dans les locaux même du journal, en plein centre-ville d'Amiens. Un plan social concernant 25 salariés en est une des conséquences.
Même si les salariés ont accepté ce changement, il semblerait que ce soit dans un esprit de "résignation", une sorte de "de toutes façons, on n'avait pas le choix"
La Voix du Nord souhaite "réduire significativement les coûts de production".
Vraisemblablement, une nouvelle maquette en quadrichromie sera une partie visible par le lecteur du changement.
Outre ses aspects internes, que pensent les lecteurs amiénois du Courrier Picard ?
Je serais tenté de dire qu'ils se divisent en 2 grandes catégories.
Il y a d'abord les retraités/personnes âgées qui sont pour la plupart abonnées, à deux ou trois foyers parfois, et qui font de chaque page leur lecture matinale (en commençant par la rubrique nécrologique). Pour cette catégorie de personnes qui reste beaucoup chez elle, le Courrier Picard est un moyen de garder contact avec leur environnement et avec leur souvenirs. De "garder un lien avec l'extérieur" me confiait une lectrice de 78 ans.
Il y a ensuite les entreprises, les PME, les associations, les institutionnels, et tous ceux qui font le tissus économique, social et culturel
d'Amiens. Tous, sans exception, sont abonnés au Courrier Picard, en plus d'autres quotidiens nationaux. Pour elles, le Courrier est un outil de travail. "Je le lis dès que j'arrive à mon bureau, je le feuillette très vite, j'y passe cinq minutes, dix au maximum, en général un ou deux articles m'intéressent vraiment, le reste, ce sont beaucoup d'informations associatives dont je ne suis pas la cible" m'explique un dirigeant de PME située au Pôle Jules Verne à Boves. "Puis je le fais circuler à mes collaborateurs en ayant entouré ce qui me semble être utiles qu'ils lisent aussi".
Un chargé de communication d'une administration m'explique pour sa part que son but est "d'utiliser le Courrier Picard pour diffuser des informations sur l'administrations pour laquelle je travaille. J'envoie des communiqués de presse à la rédaction, parfois je suis contacté par un journaliste, parfois pas, et je retrouve l'information le lendemain dans les pages du journal. C'est pour nous un moyen gratuit de communiquer auprès de nos "clients" ".
En plus de ces deux grandes familles, il y a bien évidemment tout un panel de lecteurs, occasionnels ou abonnés. Je laisse le soin à un éventuel lecteur du blog qui en connaîtrait la réponse de la publier.
Toujours est-il que le Courrier Picard est à mon sens une institution amiénoise. Il y a deux ans, le quotidien l'Union a essayé de venir marcher sur les plates-bandes du Courrier… et est reparti dans l'Aisne assez rapidement. Dur dur d'attaquer le pré-carré départemental. L'Oise et l'Aisne ayant respectivement Le Parisien et l'Union comme alternative de poids.
Cela dit, une des "critiques" qui revient assez souvent dans mon entourage quand j'évoque le Courrier Picard concerne la
trop grande partie consacrée aux informations associatives et au manque de reportages et d'informations plus fouillées. "J'en ai assez des comptes rendus du dernier tournoi de pétanque des retraités du journal ! " concluait un lecteur que j'interrogeais ce matin rue des Trois Cailloux à la sortie de la maison de la presse. A bon entendeur.
Et vous, quelle est votre image du Courrier Picard ? Comment le percevez-vous ? Comment l'aimeriez-vous ?
PS : je tiens à signaler que le Courrier Picard est très présent sur Twitter (@courrier_picard), preuve de sa volonté d'innover et de bouger.
crédit photo : Renaud Deschamps (sauf photo de la couverture)
14:39 Publié dans Lieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31 juillet 2009
Test de trois restaurants japonais à Amiens
J'ai testé pour le blog trois restaurants japonais à Amiens.
Cela faisait pas mal de temps que je jalousais mes amis parisiens. Moi qui aime particulièrement la cuisine japonaise, je ne pouvais m'en contenter que lors de mes soirées parisiennes.
J'ai commencé par une livraison de chez SUSHI'C. La livraison se fait en moins de 30 minutes. Le livreur est... amiénois, étudiant sans doute, et un peu cra-cra sur les bords. Il monte jusqu'à chez moi, sonne, j'ouvre : "Sushi'c bonjour, voici votre commande". Et là, déception.... il me tend un sac en plastique opaque blanc, noué sur le dessus à la manière des sachets de chips chinoises. Ayant passé une commande de près de 20€, je m'attendais à un colis de taille, et bien non, me voici avec un petit machin pas folichon entre les mains. Je remercie le livreur de pizzas, ferme la porte et pars m'installer dans mon salon.

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30 juillet 2009
Amiens et le Pays de Somme en photos, par Pascal Lando
Voir Amiens autrement, c'est le leitmotiv que je me suis donné en créant ce blog. C'est voir Amiens par des aspects incongrus, arrêter son regard sur des lieux inhabituels, découvrir des nouveautés.
Alors quoi de moins surprenant que de vous parler de Pascal LANDO, photographe amateur (au sens le plus noble du terme) picard, qui depuis l'âge de 12 ans photographie Amiens, le département et la Picardie.
Il donne par le visuel, comme je tente de le faire par l'écrit, un autre regard sur ce qui nous entoure.
Ses clichés montrent la diversité, la curiosité et les contrastes de notre ville et de notre département.
Je vous engage vivement à consulter son site et à acquérir son livre.
Amiens et le pays de Somme, Éditions Déclics, 80 pages, 15,90 euros , disponible à la FNAC et chez Martelle.
Le site internet dédié au livre : http://www.livre-amiens-somme.images-en-france.fr/



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