04 novembre 2009

Comme une gaufre en hiver

 

IMG_0392.JPGLes jours raccourcissent, le froid devient mordant, les pavés sont humides, les feuilles mortes jaunissent les sols. A n'en pas douter, l'hiver pointe le bout de son nez. Les notres deviennent rouges et sensibles.

Dans cette froideur agréable, il est un doux parfum qui embaume la place Gambetta. Un parfum qui sent bon la chaleur, qui sent le sucre cuit, qui ravive la faim. Nos sens sont en ébullition, happés par ces effluves revigorantes.

Elle est là la dame aux gaufres.

Comme chaque jour, elle est arrivée en début d'après-midi avec son minuscule camion, a accroché la pancarte des prix qui a du en voir passer des gourmands, et devant vous, elle emplit ses quatre gaufriers, début du spectacle.

Si vous tendez l'oreille, vous entendrez le crépitement du feu et la pâte qui commence à prendre forme. Heureux moment d'attente, un des rares qu'on aimerait presque voir se prolonger.

Ca y est, la gaufre est prête. Sucre ou chocolat, confiture ou miel, choisissez et dégustez.

25 octobre 2009

J'ai testé le SPAGH, restaurant italien

Hier soir, samedi, j'ai dîné au SPAGH avec des amis, un restaurant du centre-ville d'Amiens, qui a ouvert à la place du VIP, qui lui même avait remplacé le Tex-Mex.

Que le suspense ne dure pas : je n'ai pas aimé.

Je partais pourtant avec de bons a priori. Le restaurant est beau, la décoration raffinée (j'ai particulièrement flashé sur les cache-pots en vitrine), des écrans plats sont accrochés aux murs et diffusent en boucle le générique du film HOME, l'ambiance sonore est à mon goût, ni trop feutrée, ni abrutissante.

Mais une fois passé le premier regard, les déceptions se sont enchainées.

A commencer par le ratio quantité/prix.

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J'ai commandé des lasagnes à la bolognaise. 13,95€. Après une attente de plus de 30 minutes (on nous expliquera par la suite "qu'il y a une grande table au sous-sol", et alors ???), le serveur apporte nos plats, dont ma part de lasagnes. Je n'emporte jamais de décimètre avec moi quand je sors dîner, et je n'ai pas pensé à télécharger l'application "Mesure Me" sur iPhone, mais à vue de nez, ma part de lasagne devait faire 35cm2 (7X5). Elle était accompagnée de trois morceaux de salade qui se battaient en truelle. Je me suis dit que tout était sans doute dans la qualité du produit. Même pas. La lasagne était tiède, la viande sans saveur, et la sauce bolognaise quasi-inexistante.

A chaque fourchettée, je ne pouvais m'empêcher de me dire que j'enfournais 4,20€ dans mon humble gosier.

1926159343.jpgMes amis avaient aussi opté pour la plupart d'entre eux pour les lasagnes et nos avis furent partagés. Hélas.

Pour le dessert, ma voisine demanda au serveur de quoi était composé le café gourmand. Réponse assez étrange "Et bien ça dépend de l'humeur du chef, de ce qu'il a sous la main, de ses envies".

- Ah. Mais ça ne vous ennuie pas de lui demander de ne rien mettre avec des fruits rouges, je suis allergique.

- Ah non, désolé, je ne peux pas. On a une grande table en bas (encore !) et je ne veux pas les perturber en cuisine.

Allons-y quand même pour un café surprise alors…

Mon amie de droite a pour sa part choisi une tarte au citron, comme elle le fait très souvent quand ce choix lui ai proposé dans les cartes des restaurants où nous allons.

Les desserts finirent par arriver.

Le café gourmand était accompagné de trois verrines tout à fait quelconques, rassemblant des reliquats de desserts peu appétissants.

La tarte meringuée au citron était "déconstruite".  Sans doute une mauvaise manipulation d'un commis ayant tenté de recoller les morceaux d'une tarte lui ayant échappé de la spatule au moment du transvasement. Encore à cause de ces salauds du sous-sol je présume ? Quant au goût... elle n'en avait pas. L'acidité caractéristique de ce met brillait par son absence.

Quant à la glace trois boules "Speculos/Speculos/Caramel au beurre salé", elle s'avéra être, au moment de la dégustation être une glace "Speculos/Speculos/Stracciatella".

Nous interpellons alors un serveur, lui disant que la boule blanche avec des points noirs n'était vraisemblablement pas au caramel.

- Ah non, en effet, ça ressemble plus à du Stracciatella. Je ne sais pas si ça vient de moi ou de la cuisine, je vais me renseigner.

Deux minutes plus tard :

- En fait, ils n'ont plus de caramel en cuisine. Je peux vous proposer un autre parfum ?

Ce que le serveur venait de nous dire en d'autres termes aurait pu être ainsi exprimé :

"Chère Madame, le cuistot a UNE GRANDE TABLE a servir au sous-sol, alors votre problème de parfum qui ne vous va pas, il s'en tamponne ! Il a vu que vous étiez blonde (ce qui est le cas soit dit en passant), et il s'est dit que Stracciatella, ça ferait l'affaire, que vous n'y verriez que du feu ! Alors si ça ne vous dérange pas, Mâdame, je vais vous rapporter une autre bouboule et vous allez arrêter de me SAOULER car j'ai UNE GRANDE TABLE à servir en bas !"

Je me suis dit que par un geste de bienveillance et pour réparer la légère gêne occasionnée, notre serveur rapporterait deux magnifiques boules avec une bougie qui fait pssshhhit et qui éclaire tout le restaurant, mais non, que neni, point trop n'en faut, il nous rapporta une petite boule dans un petit ramequin, à notre PETITE TABLE pour les petites papilles de nos petites personnes.

La petite personne que je suis ne remettra pas les pieds au SPAGH de si tôt.

Je leur laisse cependant une deuxième chance de m'impressionner, à la seule et unique condition d'être installé (et invité, il va s'en dire) à la GRANDE TABLE DU BAS !

 

PS : si vous recherchez un bon restaurant italien, je vous conseille vivement La Dolce Vita, rue Jean Catelas, à gauche de la Maison de la Culture. On y mange excellemment bien.

15 octobre 2009

Cachez-moi ce mur que je ne saurais voir

La place Gambetta est le coeur névralgique d'Amiens. C'est là qu'on se donne rendez-vous, qu'on va boire un verre en sortant du travail, qu'on regarde la France de Zidane qui fiche des coups de tête sur écran géant, qu'on achète sa gauffre parsemée de sucre glacé chez "la dame dans sa mini camionette", qu'on s'assied sur l'herbe en été pour avaler son sandwich.

Mais la place Gambetta, c'est aussi un mur !

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Cet horrible mur bancal flanqué en son centre, qui sert visuellement de support à panneau d'affichage, et acoustiquement de barrière anti-bruit pour protéger les riverains du bruit de "l'autoroute des Jacobains".... qui passe à proximité. Voilà la réponse que m'avait faite une guide conferencière lors d'une promenade urbaine il y a deux ans.

Je veux bien concevoir que les voitures qui passent rue des Jacobins fassent quelque bruit, mais... des bruits de voiture en ville, ni plus ni moins, et plutôt moins que plus d'ailleurs car le feu y est souvent au rouge et que la distance de la rue à la place est suffisemment importante.

Ce mur, je l'exècre. Il sert aussi de point d'amarrage à cabine téléphonique, de support à "évasion créative de tagueur-en-mal-être-désireux-d'exprimer-publiquement-son-désarroi", de garage à barrières non utilisées, et parfois de paravent à Gothiques-de-noir-vêtus (pléonasme, je vous le concède).

Notre place Gambetta gagnerait tant à se défaire de ce mur.

Et si vous nous l'enleviez Monsieur le Maire ?

Ich bin ein Amiener !

14 octobre 2009

La place René-Gobelet sera sans voiture à partir du 1er janvier 2010

C'est hier midi en conférence de presse que l'adjoint au Maire en charge des Transports a présenté le nouveau tracé des bus en centre-ville.

Première nouvelle, les voitures ne seront pas totalement exclues du centre-ville alors qu'il s'agit clairement du message qui est distillé par la majorité à longueur de discours. L'APAV a réussi à se faire entendre et à faire fléchir une municipalité qui montre une fois de plus sa versatilité. Et pour le coup, c'est tant mieux car j'étais absolument contre l'exclusion totale des voitures du centre-ville.

Deuxième nouvelle : les voitures ne pourront plus passer place René-Gobelet. L'étroit passage sera exclusivement réservé aux bus qui y cohabiteront avec les piétons. Comme au bon vieux temps des tramways.

 

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Cette annonce me déplait fortement. Tout vélocipédiste que je suis aussi.

Individuellement et égoïstement d'abord car je l'emprune très souvent en voiture.

Théoriquement ensuite car cette possibilité qui était donnée aux voitures de franchir l'axe piétonnier ne causait qu'un léger ralentissement pour les voitures qui faisaient le choix de passer par là. Mais en aucun cas ce passage de voitures genait les piétons car ils avaient la priorité et n'avaient jamais à s'arrêter.

Ce changement va avoir au moins 3 conséquences qui n'avaient pas lieu d'apparaître :

1. L'obligation de contourner Amiens pour aller du sud au nord. Et aux heures de pointe, emprunter la place de la gare est un vrai plaisir...

2. L'impossibilité d'accéder au parking sous-terrain 3 Cailloux en venant du sud. Il faudra contourner la ville et replonger vers le centre. Illogique au possible.

3. Si vous voulez vous rendre vers la cathédrale en venant de la sortie sud de l'autoroute, il était si simple en passant par la place René Gobelet d'y accéder. Dès le 1er janvier, il faudra passer par la gare, descendre vers le quai Bélu, remonter vers le Sacré Coeur... un vrai chemin de croix. Amen.

Pourquoi changer ce qui fonctionne ?

Voilà une question que je ne cesse de me poser depuis un peu plus d'un an.

Allez courage, serrons les dents encore trois ans.

11 octobre 2009

Amiens, un amiénois ; Picardie, un picard ; Somme, un ????

r80.jpgVoilà une question qui me turlupine.

Pourquoi diantre, comme un chouan, ne puis-je pas dire que je suis Vendéen en parlant de mon département ?

Je ne suis en effet ni Sommien, ni Sommassien, ni Sommalien, ni même une Sommité.

Voilà une étrangeté de la langue française. Heureux les Isariens (Oise), les Morbihannais (56), les Icaunais (Yonne), les Belfortains, les Séquanodionysiens (Seine-Saint-Denis) et autres Manchois et Héraultais.

Mais nous !

Rien, nada, le vide astral.

La Somme mériterait bien un substantif pour ses heureux habitants. Je propose à nos amis de l'Aisne de nous rejoindre dans notre quête d'identité, et comme je ne suis pas xénophobe, j'accepte les adhésions des malheureux résidents de l'Eure (les Eureux ?), de l'Indre, d'Ille-et-Villaine et de vous tous qui vous morfondez dans votre néant nominatif départemental.

Advienne que pourra ! J'attends vos propositions de substantif pour nous nommer dans la Somme.

Faites travailler vos méninges afin que je sollicite audience auprès du Conseil Général.

 

30 septembre 2009

Martin Bleu Dieu !

photo.jpgIl est une rue derrière la maison de la Culture qui porte un nom bien étonnant. Rue Martin Bleu Dieu.

Imaginez un peu la peine que doivent avoir les résidants de cette rue lorsqu'eils doivent épeler leur adresse à une quelconque administration :

"Oui, Martin Bleu Dieu, en trois mots : Martin comme le prénom, Bleu comme la couleur, et Dieu.... bah comme Dieu quoi..."

J'ai mené récemment mon enquête pour connaître l'histoire de cette rue. Je tiens à prendre avant tout les pinces qui s'imposent car je ne suis sûr de rien, notamment pas de l'époque.

Disons donc qu'il y a quelques siècles, un dénommé Martin habitait le quartier de la Maison de la Culture (je fais un anachronisme, mais cela simplifie les choses). Ce Martin était un chique type, plutôt apprécié par ses voisins. Mais il avait un léger défaut, sinon deux. Il était porté sur la bibine et avait une descente que je ne remonterais pas à vélo. Le genre de bonhomme qui a rapidement du raisin dans le pouding comme dit un ami.

Quand le taux d'alcoolémie de ce brave Martin dépassait le seuil du raisonnable, il se mettait à brailler et à jurer à tout va dans les rues dudit quartier. Son juron favori était "Bon Dieu !" qu'il plaçait entre chaque phrase, remplaçant ainsi aisément le point et la virgule.

Il lui arrivait même, dit-on, de dédoubler le juron, le transformant en "Bon Dieu d'bon Dieu !"Martin était picard et c'est tant mieux, la redondance eut été un fade "con, con !" s'il était né Marseillais.

Un seigneur picard, croyant et pratiquant, avait entendu parler de ce Martin, ne pouvait accepter de tels blasphèmes. Il ordonna donc par décret que quiconque parjurerait serait jetté aux cachots.

Le brave Martin qui, s'il était porté sur la bouteille l'était moins sur l'emprisonnement, s'appliqua à retenir ses parjures, mais n'y parvint guerre longtemps.

Rusé qu'il était, il décida de remplacer le "Bon Dieu" par "Bleu Dieu" et parfois par "Sang Bleu".

Il jurait tout autant qu'avant, mais en d'autres termes qui lui évitèrent le cachot et le portèrent quelques siècles plus tard à la postérité.

26 septembre 2009

Looking for English food in Amiens ?

J'ai une application sur mon iPhone qui s'appelle "Around me" ("autour de moi" en anglais dans le texte). Quand je la lance, elle me demande de choisir parmi une liste, cafés, restaurants, pharmacies, pubs, médecins, poste, etc.

C'est un outil fort pratique.

La semaine dernière, je cherchais un "pub" pour passer une soirée, je lance Around Me qui commence la recherche et classe les résultats par proximité géographique du plus proche au plus éloignés en indiquant la distance à parcourir pour s'y rendre. Les dix premiers résultats étaient des pubs situés à Amiens, puis Lille et… Londres ! Fichtre !  Diantre ! Parsangbleu ! 224km.

Comme pour les poubelles, j'ai eu un flash. Je me suis dit que nous autres amiénois n'étions vraiment pas si loin de la Grande-Bretagne. Et que très peu d'entre nous pensons à y aller passer un week-end.

Je me suis demandé où trouver un peu d'Angleterre à Amiens à défaut de pouvoir aller à Douvres ce week-end. J'ai trouvé mon bonheur dans les Halles du Beffroi.

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La boutique s'appelle L'échoppe Anglaise, a ouvert il y a trois semaines, et, telle une madeleine de Proust, plonge quiconque y met les pieds dans ses souvenirs de mois de juillet en immersion dans une famille anglaise pour y apprendre et pratiquer la langue.

Des saveurs de Backed Beans, de marmelade et autres Colman's Mustard me sont immédiatement revenus à l'esprit.

IMG_0249 - copie.JPGIMG_0253 - copie.JPGC'est Hervé LAVILLE, 47 ans, amiénois de naissance, et parti quelques années à Paris travailler dans l'immobilier qui a eu cette idée. C'était il y a un an, en passant devant l'Epicerie Anglaise à République. "Je me suis ditEt pourquoi pas à Amiens ?"

Ni d'une ni deux, il prend contact avec J'entreprends en Somme, des "gens remarquables, notamment Stéphanie qui m'a accompagnée sur ce projet", réalise une étude marché, un business plan qu'il présente devant une commission d'Amiens Métropole. Le projet est retenu et une place lui est accordée dans les Halles.

Il loue un camion, traverse la Manche, dégotte un grossiste entre Douvres et Londres, revient chargé à bloc et dispose dans sa boutique de 30m2 les 550 références qu'il propose aujourd'hui. 

"J'ai à peine ouvert et j'ai déjà une clientèle fidèle qui revient, c'est génial !" me confie-t-il le sourire au lèvres.

"Pour tenir la boutique notamment quand je suis en Angleterre, j'ai embauché Jenni qui est anglaise. C'est comme au restaurant chinois, si je suis servi par un serveur français, je n'aime pas !"

L'Echoppe est ouverte tous les jours sauf le lundi et le dimanche après-midi.

Good Luck Hérvé !

24 septembre 2009

Les poubelles se refont une jeunesse

La poubelle pourrait être l'élément le plus insignifiant de notre quotidien urbain. Serais-je le seul à m'être un jour (tout à l'heure) arrêté tel un labrador ayant reniflé la proie à la vue d'une poubelle de ville, que je n'en serais pas étonné.

J'étais à vélo, comme bien souvent à Amiens quand je me déplace, arrêté à un feu rouge - je fais partie de ces rares cyclistes à respecter la signalisation - et mon regard s'est fixé sans que je ne puisse vous expliquer pourquoi sur une poubelle gris clair.

Je crois que j'ai eu un coup de foudre.

Ce fut rapide, furtif, mais intense. Une vraie illumination.

Le feu revenu au vert, je ne pouvais pas continuer ma route, l'air de rien, comme si rien ne s'était passé. La laisser plantée là. C'eut été lui faire affront.

Je me suis timidement approché, ni vu ni connu, j'ai dégainé mon téléphone et j'ai immortalisé le moment.

 

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Je crois après coup que ce qui a retenu mon attention, c'est en réalité que mon regard était habitué aux anciennes poubelles, vertes et plates comme des limandes, affublées du famuex slogan "Ma ville, je la l'aime propre" (vous noterez la recherche créative dans le slogan...). Ces poubelles étaient si peu pratiques qu'une fois sur deux, l'objet destiné à y être jeté se retrouvait au sol à côté. Les mains les plus fines avaient elles-même des difficultés à trouver l'orifice.

Pour mémoire, j'ai réussi à trouver une rescapée place Léon Gontier :

 

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Il m'est rare de reconnaitre des actions positives (actions tout court d'ailleurs) au crédit de la nouvelle (pas si nouvelle que cela d'ailleurs) équipe municipale. Pourtant, je sais reconnaitre quand les choses vont dans le bon sens, et là, messieurs les élus, vous m'avez convaincu.

"L'ambition est le dernier refuge de l'échec", Oscar Wilde

 

23 septembre 2009

La librairie Martelle, une institution amiénoise

martelle1.jpgQuand je suis arrivé à Amiens il y a 10 ans, je sortais de la gare et avais rendez-vous devant la Poste centrale.

Steve Jobs n'avait pas encore eu la bonne idée du iPhone et celui que j'avais à l'époque n'avais ni GPS, ni boussole. Je maitrisais alors très peu le picard et me décidai quand même à aborder le premier autochtone venu pour lui demander la direction de la dite Poste. Je dépassai mes préjugés et, ne voyant qu'un homme sale et visiblement bien éméché à ma portée, je m'avançai vers lui. C'était un dimanche soir et il était 23 heures passées.

- Bonsoir, je dois aller vers la Poste centrale, vous pouvez m'indiquer le chemin s'il vous plait ?

- Bah c'est facile mon tchiot, tu vas tout droit jusqu'à l'place Gambetta, tu tournes à droite, tu passes devant Martelle et tu s'ras rendu.

- Martelle ?

- Bah oui, l'magasin d'livres... me répondit-il d'un air interrogateur, comme si quelqu'un qui ne connaissait pas Martelle était soit un barbare, soit quelqu'un qui se moquait de lui.

- Très bien, je vous remercie. Bonne fin de soirée.

martelle 2.jpgJe compris quelques jours plus tard que demander à un Amiénois ce qu'est Martelle, cela aurait un peu été comme demander à un Marseillais qui est la Bonne Mère ou à un Russe ce qu'est l'Hermitage.

Martelle est en effet une librairie qu'au moins trois générations d'Amiénois connaissent puisque la librairie a été ouverte en 1957. Jusqu'à l'arrivée de la FNAC il y a cinq ans, elle avait quasiment le monopole en matière de livres dans la capitale picarde. Bien des personnes avaient parié sur le déclin de la librairie avec l'arrivée de l'agitateur de curiosité, mais il n'en fut rien. Martelle entreprit alors des travaux de rajeunissement pour offrir un nouvel écrin à ses livres sur ses 2000m2 répartis sur deux niveaux.

Je dois avouer que l'ambiance créée me plait beaucoup.

Mais outre cet aspect purement marketing et décoratif, Martelle propose une sélection incroyable d'ouvrages. Plus de 80.000 en permanence disponible. Un nombre impressionnant. Un ami universitaire qui vient parfois donner des cours à Amiens est à chaque fois impressionné par la qualité de l'offre proposée.

En plus de cette qualité proposée, la librairie propose depuis plusieurs années déjà des rencontres avec des écrivains de renom qui viennent présenter et dédicacer leurs livres. Le prochain invité sera Erick Orsenna, académicien bien célebre, pour "Et si on dansait ?"

Un pan moins connu de la librairie est sa maison d'édition. Martelle publie (et ne vend pas que dans sa librairie) chaque année un nombre relativement conséquent d'ouvrages sur la Picardie, sur Amiens, sur la cathédrale, etc, etc.

Il est à mon sens incontestable que Martelle joue un rôe important dans la vie culturelle amiénoise.

Et elle le fait bien.

14 septembre 2009

Un hôtel Campanile dans le centre d'Amiens

Dans le cadre des projets "Oxygène" et "Terralia" qui sont entrain de voir le jour derrière la gare, un projet d'implantation d'un hôtel-restaurant Campanile de 109 chambres devrait voir le jour à l'angle des rue Paul Tellier et Claudius-Antoine Serrassaint.

 

campa.jpg Campanile-20090914-100603.jpg

 

 

Ces deux projets font partie du chantier "ZAC Cathédrale" qui a pour objectif de "Restructurer un vaste espace situé à l'arrière de la gare et de la ville, en le transformant en un grand quartier urbain d'affaires associant bureaux, habitat, équipements (culturels notamment) profitant de la proximité immédiate de la gare, de la Somme et de ses hortillonnages, et du centre ville "  source : Amiens Aménagement

 

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