20 novembre 2009
Se faire vacciner à Amiens ?
Ca y est, j'ai franchi le pas, je me suis décidé, je me suis fait piquer. Contre l'avis de certains, mais surtout contre la Grippe A.
Je me suis décidé avant-hier en entendant sur Europe 1 un éminent épidémiologiste prédisant que d'ici 30 à 50 jours, 20 millions de Français seront inévitablement atteints. C'est le "inévitablement" qui a eu raison de ma propension habituelle à relativiser en termes statistiques.
Il ne parlait pas de statistiques, mais de prévisions certaines.
La deuxième "chose" qui m'a convaincue a été un de mes étudiants. Pendant un cours de marketing, il s'est mis à cracher tout ce qu'il pouvait, à se plaindre de courbatures, à pâlir ; il a eu l'excellente idée de me demander s'il pouvait aller à l'infirmerie, j'ai tout de suite accepté en effectuant le plus dignement et discrètement possible une transition de mon corps du côté porte où je me trouvais au côté fenêtre avant que l'impétrant n'arrive à ma hauteur en ayant pris le soin d'arroser ses copains au passage... le salaud.
Le soir même, je recherchais sur le site de la Préfecture de la Somme où aller pour cette fameuse piqure. Je trouvai l'adresse de 2 centres à Amiens, pour lesquels il était précisé "à condition d'avoir reçu un bon de vaccination envoyé en priorité aux cas à risque". Je me suis autoproclamé cas à risque en souvenir du tubard du matin.
J'ai été accueilli chaleureusement dans une gymnase par une équipe qui visiblement n'avait pas vu beaucoup de patients depuis le matin et qui m'a donc volontiers accepté sans mon bon de rationnement.
La prise en charge et la procédure ont été travaillées et peaufinées, je l'ai remaqué dès mon arrivée :
- Prise en charge par une charmante dame à l'accueil, qui me remet un formulaire médical à compléter et une fiche d'information sur la grippe A
- Elle me dirige vers une salle d'attente avec des tables où je peux remplir mon document, vient me rechercher deux minutes plus tard, m'invite à m'assoir dans une seconde salle d'attente en m'expliquant qu'un des trois medecins va me reçevoir.
- J'attends à peine 10 minutes avant d'être appelé par mon nom (délicate attention) par une médecin qui m'accueille le sourire aux lèvres en me tendant la main dans son petit local faisant office de cabinet.
- Elle me demande si j'ai des antécedants, des traitements, et patati et patata.
- J'en resors 5 minutes plus tard, et suis dirigé vers la salle des piqures.
Il y en a deux. Une dans laquelle se trouvent deux élèves infirmières blondes, une autres où se trouvent deux infirmières.... avec davantage de métier et d'heures de vol. C'est finalement la deuxième équipe qui m'ouvre la porte. Je fais bonne figure en cachant ma déception et en entrant d'un air enjoué, et je passe en leur compagnie 5 bonnes minutes où nous rions, plaisantons sur la grippe et sur des patients qu'elles avaient eu plus tôt dans la journée.
Je ressors, je suis piqué, j'ai le bras qui commence à présenter comme des signes de courbatures, mais c'est pour la bonne cause.
Il me reste encore 8 jours à tenir avant que le vaccin ne soit actif. Merci donc ne ne pas me tousser dessus si on se croise avant le 30 novembre.
Et pour après le 30 novembre, tant qu'à faire, continuez...
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04 novembre 2009
Comme une gaufre en hiver
Dans cette froideur agréable, il est un doux parfum qui embaume la place Gambetta. Un parfum qui sent bon la chaleur, qui sent le sucre cuit, qui ravive la faim. Nos sens sont en ébullition, happés par ces effluves revigorantes.
Elle est là la dame aux gaufres.
Comme chaque jour, elle est arrivée en début d'après-midi avec son minuscule camion, a accroché la pancarte des prix qui a du en voir passer des gourmands, et devant vous, elle emplit ses quatre gaufriers, début du spectacle.
Si vous tendez l'oreille, vous entendrez le crépitement du feu et la pâte qui commence à prendre forme. Heureux moment d'attente, un des rares qu'on aimerait presque voir se prolonger.
Ca y est, la gaufre est prête. Sucre ou chocolat, confiture ou miel, choisissez et dégustez.
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