18 octobre 2009

Quel bilan pour la Nuit Blanche à Amiens ?

3173111nuitblanche-amiens-jpg.jpgCette année je n'ai pas pu assister à la Nuit Blanche. J'étais invité hier soir en dehors  d'Amiens et je ne suis rentré que vers 1h00, assez fatigué pour ne pas avoir le courage de déambuler dans les rues d'Amiens.

Ce billet ne sera donc pas mon avis sur l'événement. Je vous laisse le soin dans les commentaires de dire si vous avez aimé. Cela dit, grâce à Twitter que je consultais de temps en temps d'où j'étais, je pouvais profiter parcimonieusement de brefs résumés et de quelques photos d'installations (merci notamment à #courrier_picard pour ses twitts).

Quand la Nuit Blanche est née il y a trois ans (ou quatre ?) à Amiens, j'étais absolument emballé. Qu'une ville comme la notre ait des ambitions me plaira toujours.

J'avais cela dit été déçu a posteriori par le côté un peu élitiste des premières éditions, par un style trop décalé à mon sens. A la lecture de la programmation de l'édition de cette année il y a deux semaines, j'avais ressenti un mieux, une envie d'ouvrir et d'élargir à un public plus large. Hélas je n'ai pas pu voir.

Ce qui m'a gêné, et c'est l'objet de cet article, c'est le peu de "choses" que j'ai pu voir et entendre en rentrant à Amiens dans la nuit. J'habite le centre-ville et à peine sorti de ma voiture devant chez moi que j'entendais meugler des alcooliques fortement imbibés, que je voyais des dizaines de cadavres de canettes en verre au sol, et que plus tard de ma fenêtre, je voyais très clairement une jeune femme d'une vingtaine d'année chauffer une cuillère par le dessous à l'aide d'un briquet.

Ce matin en descendant acheter le journal, je me suis permis d'interpeller un éboueur pour lui demander s'il n'avait pas trop de travail après cette nuit. Il m'a répondu, d'un air dégoutté, qu'il n'avait jamais vu ça, qu'il y avait du verre partout au sol, des vitres cassées, des barrières renversées, du vomi et plus si affinités… Je lui ai demandé si c'était pareil les lendemains de fête de la musique, il m'a répondu que non.

Dommage qu'un événement comme celui là qui ne pourrait que faire grandir Amiens soit entaché par des casseurs-de-rêve.

Peut-être l'un d'entre vous aura des informations (@courrier-picard ?) sur les retombées (positives et négatives) de cette nuit.

J'aimerais qu'il y ait plus de satisfaits que d'insatisfaits.

Commentaires

Pour avoir été présent à cette nuit blanche de 21h à 3h30 je confirme qu'un grand nombre de participants sont venus pour se bourrer la gueule massivement... Dès 21h on pouvait déjà croiser des gens bien imbibés un peu partout et des groupes de jeunes se battre parfois assez violemment.

Des bouteilles ou des verres éclatés par-terre il y en avait partout en fin de soirée, les rues étaient effectivement véritablement immondes. La présence policière était permanente, des voitures de patrouille tournaient aux mêmes endroits à seulement quelques minutes d'intervalle.

C'est dommage, l'idée est intéressante, mais s'il y avait moins de gens avec un mauvais esprit ça aurait été plus sympa.

Ecrit par : Cralon | 18 octobre 2009

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Je partage ton avis. La nuit blanche s'est transformée cette année en beuverie à grande échelle. Ce n'est pas digne d'Amiens.

Ecrit par : fabien | 18 octobre 2009

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C'était surtout la nuit blanche des services de secours et de police.

Ecrit par : nicogiraud | 19 octobre 2009

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