30 août 2009

Un nouveau nom pour le blog

 

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Quand j'ai créé ce blog il y a quelques mois, j'étais au restaurant avec des amis, nous en parlions, nous lui cherchions un nom, et nous avions dans nos assiettes des ficelles picardes, spécialité régionale que toute la France nous envie mais que seule Amiens possède.

C'est ainsi que La Ficelle s'est posée comme une évidence. Un blog pure jus qui donnerait des "ficelles", des tuyaux, des infos sur la ville.

C'était il y a presque un an et j'avais 2 lecteurs. J'ai fait une longue pose de près de dix mois. Je me suis mis à rediger bien plus régulièrement depuis 4 mois. Aujourd'hui, vous êtes près de 60 à consulter chaque jour ces pages, 40 le mois dernier et 15 en juin.

Je profite de ce billet pour vous remercier, c'est toujours plus agréable d'écrire quand on sait qu'on va être lu.

Un des problèmes que je rencontre quand on me demande des informations sur mon blog, c'est d'en communiquer l'url (l'ardesse).

Pas évident de dire "Et bien il faut tapper h t t p, deux points, slash slash, ficelle point haut et fort attaché point fr"

Alors j'ai franchi le pas, je me suis fait un cadeau de rentrée, un nom de domaine. Je me suis ruiné. 5 euros 24 pour l'année. A ce prix, je sens que je vais acheter du www.renaud.deschamps.fr d'ici peu. Ca pourra toujours servir un jour prochain.

Vous pourrez désormais communiquer l'adresse de ce blog à tous vos amis amiénois en leur disant tout simplement :

" Quoi ??? Tu ne connais pas Amiens blog point com ???? "

Il ne vous reste plus qu'à ajouter www.amiens-blog.com dans vos favoris et vos flux RSS (en cliquant dans la colonne de droite, en bas, sur les rectangles orange) afin d'être avertis dès que je poste une nouvelle bafouille.

Je vous informe aussi que je suis en train de me plonger en autodidacte dans la création de pages web. J'utilise en effet pour le moment un des nombreux sites internet de bloging, mais je suis assez restreint dans les possibilités offertes. Dès que je me sentirai capable de me lancer, www.amiens-blog.com sera relooké.

29 août 2009

Il n'y a que Clark's qui m'aille.

Les Clark's, vous connaissez ?

 

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  • La marque a été créée en 1825 en Grande-Bretagne. Au début, il s'agissait de fabriquer des pantoufles en peau de mouton pour réchauffer les petons de nos amis anglais.
  • En 1856, les machines à coudre Singer vont permettre à la petite entreprise de croître à une vitesse fulgurante. William Clark est le premier à se dire que la chaussure doit épouser la forme du pied. Très vites, ses chaussures s'arrachent dans le Royaume comme des petits muffins.
  • Entre 1900 et 1940, John, Roger et Alice, les enfants de William, profitent de l'essor industriel pour développer encore la gamme. Ils remarquent que les femmes commencent à oser montrer leurs chevilles et leur imaginent des collections.

HEYRAUD-16Dec33.jpgAu début des années 1950, Jonathan Clark lance la desert boot, inspirée des chaussures rapportées du Caire par un de ses amis. Cette chaussure parfaite devient très vite populaire dans le monde entier.

Depuis 1970, Clark's consacre d'importants budgets à la recherche technologique. Le polyurétane est adopté pour les semelles de toutes ses chaussures, ce qui en font des chaussures d'un confort incroyable.

Clark's est aujour'hui la première marque mondiale de chaussures. Et oui...

Alors pourquoi ? Pourquoi nous parle-t-il de pompes dans un blog sur Amiens ?

Et bien parce qu'il n'existe qu'une seule boutique (à ma connaissance) à Amiens qui vend des Clark's. Et que moi, sans Clark's, je suis malheureux.

Et que ce magasin vient de déménager. Il s'agit d'Heyraud, rue des Trois Cailloux. Il était jusqu'à présent et depuis le début des années 1980 du coté Mac Donald's de la rue, il est désormais en face, un peu plus en remontant vers la gare.

La boutique est plus vaste, plus belle, et présente de nouvelles collections. Elle adopte le nouveau concept des boutiques Heyraud qui met plus en avant les chaussures. Et bien sûr, toujours mes Clark's, en marron et en noir. Miam.

L'experience Clark's, c'est comme les Apple Store et les Mac ; quand on y a mis les pieds, il devient très difficile de s'en y aller.

IMG_0297.JPG cliquez pour les agrandir IMG_0294.JPG

28 août 2009

Le vent et la discorde : une légende amiénoise

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En créant le blog www.amiens-blog.com, j'avais aussi pour intention de vous conter Amiens autrement.

Je vais aujourd'hui vous raconter pourquoi un vent persistant, souvent fort, est présent sur le parvis de la cathédrale. Par tous les temps et par tous les mois.

Je tiens cette histoire, cette légende, de Jean MACREZ, qui aime à m'en raconter de temps en temps. D'autant plus quand elles parlent de la cathédrale.

Le Vent et la Discorde étaient deux bon amis. Ils avaient coutume de se promener ensemble dans les rues d'Amiens.

Un jour, alors qu'ils passaient devant la cathédrale, les deux comparses entendirent des cris et des jurons provenant de l'intérieur de l'édifice.

La Discorde, naturellement attirée par de tels sons, pria le Vent de l'attendre quelques instants, le temps pour elle d'aller voir de plus près ce qui se tramait dans la cathédrale.

La Discorda entra donc, et constata que les chanoines étaient en train de tenir scéance et se disputaient. Chacun voulait avoir voix au chapitre et personne n'écoutait personne. Il régnait un véritable brouhaha, ce qui n'était pas sans ravir la Discorde qui assistait là à un scpectacle magnifique. La Discorde décida de s'asseoir pour observer les chanoines se déchirer.

A l'extérieur, le Vent commençant à s'impatienter de ne pas voir revenir son amie, décida de faire les mille pas et se mit à faire des tours de cathédrale jusqu'au retour de la Discorde.

Mais la Discorde était si bien en ces lieux, qu'elle ne ressortit jamais.

Depuis, son ami le Vent l'attend toujours en faisant des tours de cathédrale.

Cliquez ici pour retourner à la page d'accueil de www.amiens-blog.com

27 août 2009

Un Apple Store ouvre à Amiens

 

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Un Apple store à Amiens. Qui l’eut cru ? Imaginez un peu, quand la FNAC est arrivée il y a 4 ans, c’était l’euphorie dans le paysage culturel amiénois. L’agitateur de curiosité montrait son nez en pleine ruralité, osant s’implanter entre vaux, vaches, et couvées. Amiens atteignait alors son paroxysme culturel. N’en déplaise à la DRAC.

C’est en traversant Amiens ce matin à vélo que je l’ai vu, là, caché derrière son panneau de fer gris. Il m’a hélé au passage, j’ai freiné en manquant de renverser un junkie qui promenait sa canette de bière.

Et là, quatre années plus tard, un Apple Store ouvre ses portes aux pieds de la belle Marie-Sans-Chemise, rue des Sergents, à la place de Score Sport. Pour être exact, il s'agit d'un Apple Premium Reseller. La différence réside en cela qu'il s'agit d'un magasin indépendant, mais partenaire d'Apple, avec toutes les chartes et obligations à suivre à lettre (couleur des murs, espace entre les meubles, etc...).

Cet Apple Store like, qui s'appelle iSwitch (terme employé dans la communauté Mac pour désigner ceux qui passent du monde PC au monde Mac) est géré par Stéphane MENU qui possède déjà un magasin à Lens depuis mai 2008.





Mais au fait, un Apple Store, c'est quoi ?

C’est ce que la Mecque est aux Musulmans, ce que Pizza Hut est aux aficionados de la quatre fromages, ce que Big Ben est à Londres, ce que Ken est à Barbie.

Un Apple Store, c’est l’antimarketing traditionnel. C’est un magasin où l’espèce n’est pas optimisé pour les objets, mais pour les « visiteurs ». On parle de visiteurs, pas de « clients ».

Un Apple Store, c’est un lieu, et non pas un magasin, sans caisse. On se promène entre les Macs, on essaye, on tripote, on découvre, on fait « Whaaaaaaaaaaaaa », et puis on dit, « je veux », et là le sympathique jeune homme sort d’une de ses poches un terminal à carte bleue, on compose son code comme si de rien n’était, sans douleur, et on repart avec son nouvel iPod, sa nouvelle version de MAC OS X Snow Léopard, heureux et fier d’avoir vécu une nouvelle expérience de vente.

Cet Apple Store ouvrira le 2 septembre. Courrez-y d'autant plus que cette journée, vous bénéficierez de 10% de réduction sur l'ensemble des produits Apple. Vous aurez aussi la possibilité de gagner 4 ipod grâce à un tirage au sort.

Même si le monde Mac vous semble étranger, vous en sortirez avec un nouvel œil sur les bienfaits des pommes.
Cliquez pour visionner l'album photo : 

 

26 août 2009

La place Saint-Michel se referait-elle une beauté ?

IMG_0270.JPGBientôt la rentrée scolaire à Amiens, les mioches préparent leurs nouveaux cartables, dans laquelle il y aura une nouvelle trousse, un nouveau stylo plume qui leur servira à faire plein de fautes d'orthographes, et des nouvelles baskets pour les cours de gym. Ils prendront le chemin de leur (nouvelle) école, avec une nouvelle maîtresse, un nouveau voisin de table, et tout plein d'autres nouveautés. Eternel recommencement. Marronnier annuel. C'est la même rengaine depuis Charlemagne, c'est dire. Et pourtant, personne ne se lassera, cette année encore, d'en faire la une des journaux, de la PQR, et des conversations de comptoirs.

Alors qu'une place Saint-Michel qui se refait une beauté, et bien ça n'arrive pas tous les jours. Je suis arrivé à Amiens il y a dix ans, et je l'ai toujours connue ainsi. Seul bouleversement de taille il y a un an... le changement de sens de circulation. C'est dire... Tellement immuable depuis des années cette place Saint-Michel, qu'un an après ce changement giratoire, une voiture sur deux la prend encore dans l'ancien sens.

lermite.jpgLa place Saint-Michel à Amiens, c'est en fait...un parking, un alignement de bagnoles, le Carnac des tacots. C'est là que toutes les flèches qui indiquent "Cathédrale" aux voitures des touristes en visite à Amiens les y mènent. C'est l'étoile du berger du batave en vacances qui y laissera sa Volvo break remplie à raz bord du condensé de sa maison pendant sa visite de la cathédrale. C'est la place où tout étudiant de Sup de Co rève d'avoir son studio.

Et pourtant.

IMG_0271.JPGEt pourtant cette place est mal exploitée. Qu'on y laisse quelques places de parking, pour la forme, soit. Mais qu'on en fasse surtout un lieu, si proche de la cathédrale, bien plus beau et accueillant. Ce pauvre Pierre L'Ermite, croisé de son état, et statufié au centre de la place, qui en 1096 montrait du doigt aux Chrétiens la route vers Jérusalem est aujourd'hui cantonné à un rôle d'agent de circulation, semblant indiquer de son bras la direction au touriste paumé vers la sortie du centre-ville.

Il semblerait que la municipalité ait décidé de nous faire espérer un rafraîchissement de notre bonne vieille place Saint-Michel. Ou est-ce juste un leurre ? Une distraction accordée à notre cher Pierre ?

Wait and see.

25 août 2009

Le porteur de pierres

P1040078_2.JPGQui oserait dire que la belle Amiens ne présente, outre sa cathédrale, aucune particularité architecturale ?

Certes, la ville a été rasée à plus de 90% par les alliés en 1940, mais il demeure des petits trésors éparses.

Parmi eux, voici le cher Atlante (c'est ainsi que je l'appelle, pas très original, certes, mais le sobriquet lui va bien).

Je l'ai découvert il y a deux ans, au hasard d'une rue que je n'emprunte pour ainsi dire jamais. En plein centre-ville.

Savez-vous où il se trouve ?

Et savez-vous s'il a des comparses à Amiens, ou une petite amie, une caryatide ?

 

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24 août 2009

Café corsé

Amiens, c'est aussi la gare du Nord à Paris. C'est par là que tout commence pour tout amiénois en goguette ou en déplacement professionnel dans la capitale.

Hier soir, à Paris, il me restait 30 minutes avant le départ de mon train pour rejoindre notre belle contrée. J'étais accompagné par un couple d'amis avec qui j'avais passé l'après-midi.

Toutes les tables en terrasse des bars et cafés devant la Gare du Nord étaient scandaleusement assaillis et occupés. Nous finimes par trouver un guerridon en faux fer forgé disponible au "Café du Nord". A peine installés, un loufia en tablier blanc vint prendre notre commande.

Ce sera deux bière à 5,20€ pour mes deux amis alcooliques et un café à 2,20€ pour moi.

Mais voilà que le grand échalat me regarde et me dit :

IMG_0267.JPG- Nous ne servons que des cafés double à cette heure de la journée" (il était 16h20).

- Pardon ?, repondis-je d'un air interloqué

- Nous ne servons que des grands cafés à cette heure-là. répéta-t-il d'un air exaspéré par le temps que je lui faisais perdre en lui demandant de réitérer l'affreuse réponse.

- Et bien vous prenez un grand café et vous divisez la quantité par deux dans une plus petite tasse, ça fera un café normal. Qui peut le plus peut le moins.

- Je ne vous servirai pas de café normal à cette heure.

- Ah bon ? dis-je en passant en mode méchant-pas-content-qui-se-retient-pour-pas-cogner. Vous me servez mon petit café ou j'appelle la DGCCRF ? Comme vous voulez.

-Faites ce que vous voulez, mais je répète que je n'ai que des cafés double à cette heure.

Je sors mon iphone, je lance mon application "Pages Jaunes", et un de mes deux acolytes alcooliques me dit qu'il a soif, qu'on s'en va, qu'on "va filer notre fric à quelqu'un d'autre qu'à ce cornard", que c'est un con.

Nous nos levons, l'échalas s'en fout comme de l'an 40 (1840 hein, car 1940, y pas mal eu affaire). Il gagnera autant à la fin du mois et il savait qu'il n'aurait pas eu de pourliche de notre part.

En partant, je lui dis que je ne laisserai pas tomber, que j'informerai la DGCCRF.

 .JPGCe matin, j'ai donc appelé la DGCCRF, je suis tombé sur une personne charmante, qui a écouté mon histoire, qui a pris note (j'ai entendu le crayon HB12 gratter le papier) et qui m'a assuré qu'ils feraient une descente "verification sur place" dans la semaine. Que je serais susceptible d'être recontacté par leurs services.

J'ai été profondément en colère lors de cet événement. Si je n'avais pas été accompagné, j'aurais fait le siège de la terrasse jusqu'à avoir mon café, en hélant un gardien de la paix en patrouille, etc. Je ne l'ai pas fait car je n'étais pas seul, car je n'avais pas vu mes amis depuis longtemps et que nous avions plein de choses à nous raconter.

Mais comment peut-on s'étonner ensuite que les touristes en visite à Paris nous trouvent si peu accueillants ? Comment ne pas les laisser, à cause d'un loufiat mal peigné, sur une image négative de Paris et plus globalement de la France ?

Pour me consoler, je retourne des demain dans mon QG à Amiens, Les Gambadins.

En plus, ils ont installé une piscine. La classe ce café quand même.

Le raffinement amiénois dans toute sa grandeur.

 

23 août 2009

Là-haut

Elles étaient , tôt ce matin, presque immobiles dans le ciel amiénois. ll était 7h05, j'ouvrais les fenêtres et je les trouvais devant moi, inattendues, cadeau matinal offert à Amiens. Et par la même au blog.

 

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Bien plus magique qu'un certain film de Disney et Pixar

qui m'a laissé avant-hier sur ma faim :

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03 août 2009

Pause estivale

Le blog www.amiens-blog.com prend des vacnces.

Je pars quelques jours faire des chateaux de sable. Profitez-en pour laisser des commentaires sur les anciens articles.

A bientôt à Amiens, tout bronzé.

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01 août 2009

Les coulisses du Courrier Picard

 

Journées de la culture 2006 017.jpgIl est le journal que le tout Amiens connaît, une institution à lui seul. Créé en 1944, il fut le fruit d'un rapprochement entre un journal de gauche et d'un journal catholique. Il tire aujourd'hui à près de 70.000 exemplaires et arrose les 3 départements de la région. Son chiffre d'affaire est de 30 millions d'euros. Racheté il y a quelques jours par le groupe La Voix du Nord, il est ainsi sorti de son statut de SCOOP (Société Coopérative Ouvrière de Production), dont il était le dernier détenteur français dans le monde de l'édition.

Mais qui est-il ? Comment fonctionne-t-il ? Comment y travaille-t-on ?

Le Courrier Picard, ce sont 201 salariés, dont 95 journalistes. Ces derniers sont basés à Amiens, mais aussi et surtout dans des rédactions délocalisées, au plus près du terrain.

Les locaux ont été récemment rénovés (j'ai eu l'occasion de les visiter lors des dernières journées du patrimoine).Journées de la culture 2006 033.jpg

Jacques Hardouin, le directeur de la Voix du Nord, s'est réjouit " que ces décisions aient été prises par une très grande majorité des salariés, montrant ainsi leur envie d'écrire une nouvelle page de l'histoire du Courrier Picard au sein du groupe nordiste (..)". Cette absorption va se traduire dans les six mois à venir par une delocalisation de l'impression du journal qui se faisait avant dans les locaux même du journal, en plein centre-ville d'Amiens. Un plan social concernant 25 salariés en est une des conséquences.

Même si les salariés ont accepté ce changement, il semblerait que ce soit dans un esprit de "résignation", une sorte de "de toutes façons, on n'avait pas le choix"

La Voix du Nord souhaite "réduire significativement les coûts de production".

Vraisemblablement, une nouvelle maquette en quadrichromie sera une partie visible par le lecteur du changement.

Journées de la culture 2006 012.jpgOutre ses aspects internes, que pensent les lecteurs amiénois du Courrier Picard ?

Je serais tenté de dire qu'ils se divisent en 2 grandes catégories.

Il y a d'abord les retraités/personnes âgées qui sont pour la plupart abonnées, à deux ou trois foyers parfois, et qui font de chaque page leur lecture matinale (en commençant par la rubrique nécrologique). Pour cette catégorie de personnes qui reste beaucoup chez elle, le Courrier Picard est un moyen de garder contact avec leur environnement et avec leur souvenirs. De "garder un lien avec l'extérieur" me confiait une lectrice de 78 ans.

Il y a ensuite les entreprises, les PME, les associations, les institutionnels, et tous ceux qui font le tissus économique, social et culturelJournées de la culture 2006 028.jpgd'Amiens. Tous, sans exception, sont abonnés au Courrier Picard, en plus d'autres quotidiens nationaux. Pour elles, le Courrier est un outil de travail. "Je le lis dès que j'arrive à mon bureau, je le feuillette très vite, j'y passe cinq minutes, dix au maximum, en général un ou deux articles m'intéressent vraiment, le reste, ce sont beaucoup d'informations associatives dont je ne suis pas la cible" m'explique un dirigeant de PME située au Pôle Jules Verne à Boves. "Puis je le fais circuler à mes collaborateurs en ayant entouré ce qui me semble être utiles qu'ils lisent aussi".

Un chargé de communication d'une administration m'explique pour sa part que son but est "d'utiliser le Courrier Picard pour diffuser des informations sur l'administrations pour laquelle je travaille. J'envoie des communiqués de presse à la rédaction, parfois je suis contacté par un journaliste, parfois pas, et je retrouve l'information le lendemain dans les pages du journal. C'est pour nous un moyen gratuit de communiquer auprès de nos "clients" ".

En plus de ces deux grandes familles, il y a bien évidemment tout un panel de lecteurs, occasionnels ou abonnés. Je laisse le soin à un éventuel lecteur du blog qui en connaîtrait la réponse de la publier.

courrierpicard.750.jpgToujours est-il que le Courrier Picard est à mon sens une institution amiénoise. Il y a deux ans, le quotidien l'Union a essayé de venir marcher sur les plates-bandes du Courrier… et est reparti dans l'Aisne assez rapidement. Dur dur d'attaquer le pré-carré départemental. L'Oise et l'Aisne ayant respectivement Le Parisien et l'Union comme alternative de poids.

Cela dit, une des "critiques" qui revient assez souvent dans mon entourage quand j'évoque le Courrier Picard concerne laJournées de la culture 2006 039.jpg trop grande partie consacrée aux informations associatives et au manque de reportages et d'informations plus fouillées. "J'en ai assez des comptes rendus du dernier tournoi de pétanque des retraités du journal ! " concluait un lecteur que j'interrogeais ce matin rue des Trois Cailloux à la sortie de la maison de la presse. A bon entendeur.

Et vous, quelle est votre image du Courrier Picard ? Comment le percevez-vous ? Comment l'aimeriez-vous ?

PS : je tiens à signaler que le Courrier Picard est très présent sur Twitter  (@courrier_picard), preuve de sa volonté d'innover et de bouger.

 

crédit photo : Renaud Deschamps (sauf photo de la couverture)

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