31 juillet 2009

Test de trois restaurants japonais à Amiens

J'ai testé pour le blog trois restaurants japonais à Amiens.

Cela faisait pas mal de temps que je jalousais mes amis parisiens. Moi qui aime particulièrement la cuisine japonaise, je ne pouvais m'en contenter que lors de mes soirées parisiennes.

Et d'un coup, sur une période de 3 mois à peine, trois restaurants japonais ont ouvert leurs portes à Amiens.
Je les ai testés de manières différentes.
susic.jpgJ'ai commencé par une livraison de chez SUSHI'C. La livraison se fait en moins de 30 minutes. Le livreur est... amiénois, étudiant sans doute, et un peu cra-cra sur les bords. Il monte jusqu'à chez moi, sonne, j'ouvre : "Sushi'c bonjour, voici votre commande". Et là, déception.... il me tend un sac en plastique opaque blanc, noué sur le dessus à la manière des sachets de chips chinoises. Ayant passé une commande de près de 20€, je m'attendais à un colis de taille, et bien non, me voici avec un petit machin pas folichon entre les mains. Je remercie le livreur de pizzas, ferme la porte et pars m'installer dans mon salon.
Un peu comme le jour où j'ai eu mon iPhone, je prends le temps d'ouvrir, me disant qu'après tout, l'habit ne fait pas le moine... Et là, deuxième déception. Je découvre une barquette en plastique, les mêmes que l'on trouve dans les rayons poissonnerie des hypermarchés. C'est fade, inodore, et pour la saveur, et bien ce n'est pas ça non plus. Je commence par engloutir un sushi au saumon. Le poisson est frais (heureusement me direz-vous...) mais la consistance de la bête ne me plaît pas. Le riz est agglutiné à la va-vite, de manière très peu régulière. Je mange le reste, sans réél plaisir, mais c'est bien sûr mangeable. Mais une fois fini, j'ai encore faim... par chance, mon frigidaire est là, je me console avec un bon dessert.
Sushi'c
Accueil : @
Goût : @
Avec qui/quand : un collègue ou seul.


sushi-knives-rice.jpg
Mon deuxième test s'est déroulé un midi avec une collègue. Nous sommes allés à Yama Yan à côté du Tigzirt, rue Vanmarke. La décoration a beaucoup plu à ma co-testeuse quand nous sommes entrés. Nous avons été accueillis chaleureusement. Le restaurant est spacieux, propre, méticuleusement organisé. Nous passons commande, et sommes servis très rapidement. Le menu comporte la fameuse soupe miso qui se laisse manger avec plaisir. Une salade à base de chou, fraiche et croustillante comme je l'aime. Arrive alors mon plateau composé de sushis, de makis et de brochettes (poulet, boeuf, fromage), et d'un bol de riz. J'ai vraiment aimé. Les sushis sont copieux, préparés avec maîtrise, de bonne consistance, le riz est collant sans trop l'être. Le thé au jasmin qu'on me sert est bon. Et comble du bonheur, je me sens rassasié avant d'avoir fini. Ma collègue a été séduite par ses makis.
Yama Yen
Accueil : @@
Goût : @@@
Avec qui/quand : collègue, ami, plutôt le midi à mon sens


japanese-sushi-rolls-300x226.jpg
Mon dernier test s'est effectué avant-hier soir place de la gare, à ISAKAYA. Première surpris en arrivant, le côté très "parisien" du lieu. La clientèle en terrasse est essentiellement composée de jeunes branchouilles, de deux jeunes cadres dynamiques que j'entends parler web 2.0 et webTV (forcément, il y a des mots qui déclenchent mon radar...), et deux trois couples bien sous tous rapports. Deux serveurs s'affairent en terrasse, tout de noir vêtus. La terrasse est recouverte par 2 énormes parasols rectangulaires, qui couvrent toute la superficie et protègent toutes les tables. Trois parasols identiques sont devant le restaurant chinois voisins : pas besoin d'avoir fait l'ESC Amiens pour comprendre que y a soit bizz-bizz/économie d'échelle entre les deux propriétaires, soit que le propriétaire, et bien c'est le même. Et c'est en effet le cas, ce que je constaterai plus tard en voyant un de serveurs chinois entrer chez le japonais et le patron du japonais donner un "ordre" à un des serveurs chinois. De quoi en perdre son latin.
Le serveur nous accueille chaleureusement, nous invite à choisir notre table en terrasse "celle que vous souhaitez Messieurs Dames". A peine assis, un de ses collègues arrive avec deux serviettes blanches chaudes roulées, les mêmes qu'on nous donne à la fin du repas au chinois. Alors là, j'ai été séduit. J'ai trouvé l'idée excellente. Et en ces temps de grippe AHN1, se laver les paluches avant de tâter du sashimi, ça a du bon. La carte qu'on nous propose est variée, les menus simples et clairs, et ils proposent un menu végétarien permettant ainsi d'emmener avec vous un réfracteur au poisson cru.
Les serveurs sont discrets mais présents. Repèrent rapidement quand on a besoin d'eux. Sont efficaces et sympas.
Mon plateau est bon, copieux, et bien présenté, sur une tablette en bois avec de minuscules pieds. Original. La charmante jeune-femme qui m'accompagne fait partie de ces réfractaires au cru, elle se délecte de ses makis végétariens à base d'avocat et de concombre.
Pour le dessert, j'opte pour le café gourmant (café, perle de coco, glace vanille) et mon amie pour 6 makis Nutella qu'elle avait repérés dans le prospectus à emporter il y a quelques jours mais qui ne figurent pas dans la carte. Nous posons la question à un serveur qui s'empresse de demander au patron juste derrière lui ; il opine du chef et court en cuisine prévenir le maître sushi de revenir faire des heures sup.
Nous sommes servis à peine 5 minutes plus tard, et ô surprise, j'ai même le droit à un maki Nutella dans mon assiette gourmande. Un délice.
J'ai vraiment aimé ce restaurant.
ISAKAYA
Accueil : @@@
Goût : @@@
Avec qui/quand : sa femme, sa maîtresse, le soir en terrasse

 

30 juillet 2009

Amiens et le Pays de Somme en photos, par Pascal Lando

 

amiensLando.jpgVoir Amiens autrement, c'est le leitmotiv que je me suis donné en créant ce blog. C'est voir Amiens par des aspects incongrus, arrêter son regard sur des lieux inhabituels, découvrir des nouveautés.

Alors quoi de moins surprenant que de vous parler de Pascal LANDO, photographe amateur (au sens le plus noble du terme) picard, qui depuis l'âge de 12 ans photographie Amiens, le département et la Picardie.

Il donne par le visuel, comme je tente de le faire par l'écrit, un autre regard sur ce qui nous entoure.

Ses clichés montrent la diversité, la curiosité et les contrastes de notre ville et de notre département.

Je vous engage vivement à consulter son site et à acquérir son livre.

 

Amiens et le pays de Somme, Éditions Déclics, 80 pages, 15,90 euros , disponible à la FNAC et chez Martelle.

Le site internet dédié au livre : http://www.livre-amiens-somme.images-en-france.fr/

polychromie-cathedrale-amiens.jpg

5.jpgtour-perret-amiens.jpg

20 juillet 2009

Une plaque de verre se détache de la façade de la Maison de la Culture

Une des immenses plaques tintées de bleu s’est en effet détachée il y a quelques jours de la façade principale de la « MACU » à Amiens, comme l’appellent encore bon nombre d'entre nous. En se décrochant, elle n’a blessé personne, mais cela aurait pu.

Un périmètre de sécurité a tout de suite été mis en place, via barrières et rubans en plastiques à la « do not trepass – crime scène ».

centre-culture-mca-amiens.jpgEt plus insolite, un tunnel d’échafaudages a été installé à l’entrée du bâtiment pour en sécuriser l’entrée. Histoire que le ciel ne nous tombe pas une seconde fois sur la tête, par Toutatis.

De ce fait, la Maison de la Culture d' Amiens s’en trouve enlaidie, et les souhaits de modernisation de la place, voulus par son directeur, Gilbert Fillinger, s’en voient d’autant plus reculés.

Il est vrai que cet édifice, qui propose à mon sens depuis l’arrivée de son nouveau directeur une programmation très intéressante, n’est pas mis en valeur. La façade a du potentiel depuis qu’elle a justement été recouverte de ces plaques de verre, mais j’ai toujours été étonnée que nulle part ne soit inscrit « Maison de la Culture d’Amiens ». Comme pour le Port-salut en fait… IMG_0229.JPG

Il serait aussi bien vu que le soir et la nuit, un éclairage « culturel » apparaisse. Ce fut le cas il y a quelques années, mais pendant seulement quelques semaines : dès le soleil couché, un projecteur placé derrière une fenêtre d’un bâtiment de l’autre côté de la place envoyait sur la façade des mots, des vers, des phrases. Les badots s’arrêtaient, regardaient, lisaient, réfléchissaient. Ces quelques jeux de lumières, basiques, donnaient à la Maison une vie nocturne.

J’aimerais que ce type d’éclairage réapparaisse. Ici, et ailleurs à Amiens.

 

15 juillet 2009

Se faire livrer ses courses à Amiens, mythe ou réalité ?

La corvée hebdomadaire des courses en hypermarché à Amiens... Qui n'y a jamais goûté ?

Une amie parisienne que j'avais au téléphone il y a quelques semaines me dit " Ah, voilà le livreur de Franprix, je te rappelle dans 5 minutes si ça ne te dérange pas".

Ce qui m'a le plus dérangé à vrai dire, c'est que cette livraison m'était jusqu'alors imposible à Amiens. J'avais bien fureté sur les sites d'Auchan drive, de Leclerc, de Carrefour... rien pour Amiens... "zone non desservie". Ou parfois par les corbeaux.

Impossible donc pour les amiénois de faire ses courses depuis son ordinateur, de payer, de cliquer, et d'attendre la livraison le lendemain.

carrefour-market-champion1.jpgJ'ai testé (pour mon propre confort et) pour ce blog une alternative, les courses en magasin (Carrefour Market aux Halles), avec livraison à domicile. J'ai fait mon tour rapide dans le magasin, j'ai empilé les packs d'eau, de lait et plein d'autres produits bien lourds, cela m'a pris 15 minutes ; je suis passé en caisse, ou plutôt à LA caisse (car oui, nous autres "livrés" avons notre propre caisse avec hôtesse charmante et souriante). J'ai déballé la marchandise sur le tapis, et là, plus rien à faire ! Le rêve. A Amiens.

Juste un coupon de livraison à remplir et une autre charmante jeune femme réceptionne mes tonnes d'eau et de lait à l'autre bout du tapis, les enfourne dans des énormes caisses en plastique. J'ai voulu prêter main forte à la diligeante, mais elle m'a remercié de son plus beau sourire et dit que ce n'était pas à moi de le faire. Je n'ai pas voulu l'offenser et l'ai (volontiers ?) laissé opérer.

J'ai sorti ma carte bleu, j'ai payé, et je suis parti aussi peu chargé que je n'étais arrivé.

Trois heures plus tard, mon interphone sonne. Le livreur (voix bien masculine). Après la première déception de ne pas voir arriver la charmante de ce matin, je lui ouvre (quand même). Je l'entends en bas charger les caisses dans l'ascenseur, je l'entends monter, et je l'accueille de mon plus beau sourire (cette compétence n'étant pas réservée qu'aux caissières). Je le remercie, signe le bon de livraison, lui tend un généreux pourboire (se faire livrer, ça n'a pas de prix, pour le reste, il y a EurocardMastercard), et lui dit merci et aurevoir.

Mais le brave homme me dit que la prestation comprend la livraison jusque dans la cuisine. Très à cheval sur les principes, et soucieux du travail bien fait, mon livreur fait ses aller retour jusqu'à la cuisine pour y déposer les gigantesques sacs en plastique solide, me demande de vérifier le contenu. "Je vous fais entièrement confiance" lui dis-je (on a la classe ou on ne l'a pas).

Il me remercie et me souhaite une bonne journée. Je range tout dans le réfrigérateur.

Mes courses sont finies. Elles m'ont pris 15 minutes en magasin + 5 minutes de rangement, contre 45 minutes minimum dans l'immensité d'Auchan (où les allers retour de 7 kilometres entre deux rayons pour une boîte de petits pois carottes oubliée sont frequents) + 2 fois 10 minutes de trajet depuis le centre-ville d' Amiens + 10 minutes de la caisse à la voiture pour charger dans le coffre + la scéance coffre/ascenseur/frigidaire de 10 minutes = 1h25.

Alors merci qui ? Merci Carrefour Market

 

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