31 mars 2008
Quelle architecture pour Amiens ?
Amiens change. N’en déplaise aux réfractaires.
Amiens se modernise, change, bouge, et pousse, en largeur comme en hauteur.
Amiens fut presque totalement bombardée en 1940 (par les Alliés).
Le centre-ville fut complètement rasé, à l’exception de la cathédrale qui, par miracle disent certains, par chance disent d’autre, (par une peur du purgatoire saisissant les bombardiers de la Royal Air Force aussi peut-être) restait solidement ancrée sur ses bases.
En 1946, la ville, encore sous les gravats et la poussière, commençait à se reconstruire ; il fallait faire vite et pas cher. Le béton semblait le matériau le plus adéquate. Et celui le plus en vue.
Amiens s’est bétonisée, peu à peu. Et le béton a vieilli. et le béton a noirci.
Les architectes se sont emparés du cas amiénois il y a une dizaine d’années. Une maison de l’architecture a même vu le jour à Amiens.
Et le béton à fait place au métal et au verre. Mais il lui a fait place à ses côtés, pas à sa place.
Le style amiénois, que l’on croise aujourd’hui en se promenant dans les rues de la ville (la vielle comme la reconstruite) conjugue ainsi ces trois matériaux qui intéressent et interpellent.
Leurs détracteurs leur associent une froideur glaçante, comble pour une ville du nord qui, par ses briques rouges avait l’habitude d’horizons plus ocres et ensoleillés à leur façon.
Amiens fut presque totalement bombardée en 1940 (par les Alliés).
Le centre-ville fut complètement rasé, à l’exception de la cathédrale qui, par miracle disent certains, par chance disent d’autre, (par une peur du purgatoire saisissant les bombardiers de la Royal Air Force aussi peut-être) restait solidement ancrée sur ses bases.
En 1946, la ville, encore sous les gravats et la poussière, commençait à se reconstruire ; il fallait faire vite et pas cher. Le béton semblait le matériau le plus adéquate. Et celui le plus en vue.
Amiens s’est bétonisée, peu à peu. Et le béton a vieilli. et le béton a noirci.
Les architectes se sont emparés du cas amiénois il y a une dizaine d’années. Une maison de l’architecture a même vu le jour à Amiens.
Et le béton à fait place au métal et au verre. Mais il lui a fait place à ses côtés, pas à sa place.
Le style amiénois, que l’on croise aujourd’hui en se promenant dans les rues de la ville (la vielle comme la reconstruite) conjugue ainsi ces trois matériaux qui intéressent et interpellent.
Leurs détracteurs leur associent une froideur glaçante, comble pour une ville du nord qui, par ses briques rouges avait l’habitude d’horizons plus ocres et ensoleillés à leur façon.
Ses aficionados (dont je crois faire partie, depuis quelques années maintenant) y voient un signe supplémentaire d’une ville qui se meut et qui veut s’arracher et s’affranchir d’un passé terne.
Avez-vous tenté la question «Qu’évoque pour vous Amiens ? » à un barbare établi au sud de la fatidique frontière psychologique du sud de l’Oise ?
Tentez et vous entendrez 8 fois sur 10, j’en mets ma main à couper, : « C'est une ville du nord, pas folichonne, comme toutes les villes du nord. Avec des maisons rouges en briques, alignées les unes après les autres. Enfin, je crois… je ne connais pas… ». et dans le pire des cas, vous aurez droit à un « Amiens ? ».
La gare, le sommet de la Tour Perret, la Maison de la Culture, le Zenith, le Stade de la Licorne, le projet de Tour Vadé, et même la Maison de l’Emploi s’adonnent à ce nouveau style, sous le regard dominateur et protecteur de notre bonen vielle cathédrale, elle même en avance sur son temps...il y a huit siècles.
C’est dire !
Photos : Renaud DESCHAMPS
18:14 Publié dans Lieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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