29 février 2008
J'ai testé le Vélam
Le Vélam est arrivé à Amiens, vive le Vélam. C'est ce qu'on entend dans certains bars amiénois, en tendant une oreille indiscrète dans une file d'attente, en parlant avec sa coiffeuse, et plus généralement dans toute discussion digne de ce nom avec des amis dignes de ce nom.
Le Vélam, c'est l'arme secrète de Gilles de Robien, mon maire. Et accessoirement notre ancien ministre des transports. Vous suivez ?...
Le jour où j'ai appris l'arrivée prochaine du Vélam à Amiens il y a deux mois, je m'en suis réjoui. Vous imaginez ! Faire partie du club des villes privées disposant de la petite reine en libre service. La classe ! Amiens avait sa ficelle picarde (spécialité gastronomique régionale dont je ne manquerai pas de vous parler), elle a désormais son Vélib (car oui, l'Amiénois n'est pas encore habitué à son nouveau symbole et il est fréquent d'entendre un malencontreux "j'vais m'prendre un Vélib pour rentrer ché mi" ; mais ce n'est qu'une question de mois).
Alors le Vélam, comment ça marche ? Et bien, comme à Paris. Et pour les plus curieux d'entre vous, je vous invite à visiter le site officiel.
Le Vélam, contrairement au Vélib, est vert. Et ça, c'est bien. Un Vélam gris, c'eut été comme une journée sans soleil, comme une promenade sans chien, comme un sourire sans dent, comme un dîner sans bon vin.
Le vélam est gratuit si vous pédalez vite. Les plus lents à qu'il faudrait plus d'une demie heure pour atteindre leur objectif se voient facturés de la modique somme de 50 centimes. On s'en remet généralement assez bien.
J'ai testé le Vélam hier. Pour voir. Pour le blog. Pour savoir si j'allais m'abonner. Muni de ma carte bleue, je suis allé à la borne la plus proche, j'ai composé mon code, j'ai reçu un ticket imprimé avec un code que j'ai immédiatement saisi sur le clavier. S'afficha alors "Choisissez votre Vélam". Quelle classe ! Non seulement ce n'est pas cher, mais en plus le client à le choix.
Je jetai alors un coup d'oeil de côté pour parcourir du regard les 14 Vélam alignés en rang d'oignon. C'est là que les problèmes ont commencé...
Comment vous expliquer... Il n'y a rien qui ressemble plus à un Vélam qu'un autre Vélam... Ils ont tous deux roues, une selle, un guidon, deux pédales, la même couleur, le même garde-boue, un feu avant et un feu arrière... ce sont des vélos quoi....
Comment faire mon choix ? Oh Corneille, aide moi !
J'ai alors remarqué que ce qui les distinguait en premier chef était la hauteur de la selle. Bien que modifiable à souhait, certains semblaient déjà faits pour moi. Voilà un bon départ ! Sur les 14, je me retrouvais désormais confronté à un choix réduit à 8.
Et maintenant ?
Je décidais de procéder à un contrôle plus approfondi des bêtes. Pour ce faire, je pris la précaution de retirer ma carte bleue de la borne... Je zigzaguais de Vélam à Vélam, scrutant le moindre défaut potentiel : garde-boue qui frôle la roue, reste 7 ; feu arrière faiblard, reste 6 ; sonnette infiniment dévissée sur deux d'entre eux : reste 4 ; roue avant très légèrement sous-gonflée, reste 3 ; petit éclat de peinture sur la fourche, reste 2.
Et maintenant ?
J'avais beau étudier sous les moindres coutures les deux finalistes, rien ne les départageait. Absolument rien. Deux Vélam parfaits. Bien sous tout rapport. Comme on aimerait en voir à toutes le bornes. Des Vélam à faire palîr de jalousie les Vélib du XVIème arrondissement de Paris.
Pourquoi en choisir un plutôt que l'autre ? Pourquoi celui-ci plutôt que celui-là ?
Une ravissante étudiante s'est alors approchée de la borne. Je la regardais pianoter avec allégresse sur le clavier, son sac à main maintenu par sa lanière au creux du bras. Elle semblait maîtriser parfaitement l'exercice. Jusqu'au moment où je la vis faire ce que je fis quelques minutes plus tôt: regarder sur le côté pour faire son choix. Je vis alors sur son visage le doute, l'interrogation, le questionnement. Je me senti tout de suite moins seul, comme en communion avec cette demoiselle qui rencontrait le même problème que moi. Son regard parcourait les Vélam les uns après les autres, de loin, et finit par croiser le mien. Nous nous sourîmes.
J'osais alors un
- Vous ne savez pas lequel choisir ?" auquel elle répondit un charmant et lumineux
- Et bien non...
- Il y a ces deux là qui sont très bien.
- Ah bon ?
- Oui, j'allais en prendre un, mais allez-y.
- Ah ? Je vous ai donc doublé ?
- Mais non, pensez-vous. Je vous en prie, allez-y, prenez un de ces deux là.
La jeune femme retournait à la borne et fit son choix (comment ? ). Elle s'empara alors de son vélo, l'enfourcha et me salua en partant.
J'avais ainsi réussi à faire (faire..) mon choix. Et je pouvais enfin prendre mon premier Vélam.
Je n'avais nul part à aller, juste un tour à faire pour essayer. Et je fus conquis. Le Vélam est solide et léger. Le Vélam ne fait aucun bruit curieux. Le Vélam est maniable. Le Vélam est assez confortable. Le Vélam a même deux vitesses. Et cerise sur le gâteau, le Vélam s'accroche très facilement à une borne au moment de le rendre.
Je voulais que vous le sachiez.
Crédit photos : Renaud DESCHAMPS
14:27 Publié dans Evénement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : vélam, amiens



Commentaires
Parce que comme tu le sais, le Vélib c'est pas mon ami !
Ecrit par : La Fraise | 04 mars 2008
Répondre à ce commentaireIls me sont d'ailleurs utiles 4 fois par jour (en semaine :) ...) pour aller travailler. Exit la voiture ! De plus, l'abonnement est vraiment pas cher.
Les "choix" s'opèrent par contre de manière plus catégorique maintenant : c'est difficile de trouver un Vélam en bon état, malheureusement ils sont trop maltraités...
Par contre quand on en trouve un propre et bien roulant, on est vraiment content de rouler avec :)
Ecrit par : Clément | 24 août 2009
Répondre à ce commentaireVraiment, le Vélam, c'est le bien.
Ecrit par : Renaud | 24 août 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Laurent | 25 septembre 2009
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